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Archives de Mai 2009
Le rat géant chinois

J'ouvre une nouvelle rubrique sur le blog consacrée aux animaux étranges de chine. Contrairement à la rubrique cryptozoologie, il s'agit là de présenter des espèces animales connues mais qui présentent un caractère étrange ou surprenant à nos yeux. Etant du signe du Rat, j'ouvre le bal avec ce sympathique rongeur...
Comme vous le savez, la chine est un pays où l’on voit les choses en grand...même les rats. Voici un rat géant capturé par monsieur Xian (en photo) et cela en pleine rue, dans un quartier résidentiel de Fuzhou. Une ville ou vivent plus de 6 millions d’habitants et quelques rats euh...géants.
Ce rat énorme appartient à une espèce apparentée au rat géant de sumatra et appelée « Rat des bambous » qui vit dans le centre et le sud de la chine. Rhizomys sinensis (c’est le nom scientifique de ce mastodonte) est considéré par certain comme un ennemi du panda géant, parce qu'il creuse sous la source de nourriture des panda, le bambou, en Chine centrale, et mange les racines en tuant la plante. Cependant, certains autres écologistes ont émit l'hypothèse que ce petit rongeur joue un role important dans le cycle de vie du bambou.
La bête prise en photo mesurait près d’un mètre et pesait plus de trois kilos. Notre ami rongeur était donc digne de figurer dans notre rubrique animaux étranges de chine...je vous laisse imaginé l’effet que nous aurions en France, si des rats de cette taille sortaient de nos égouts, cela étant je trouve qu’il a une bonne bouille moi ce rat. On ne sait pas ce qu’il est devenu par la suite, peut-être Monsieur Xian l’a t-il dressé comme rat domestique faisant office de chien de garde, sinon un bon ragoût...j’ai jamais goûté au rat mais à l’occcasion....
Le Dragon chinois

Le dragon a été le symbole de l’Empereur de Chine pendant deux millénaires. Aujourd’hui encore, il est considéré comme un symbole national.
Dans l’Antiquité, il faisait partie des quatre animaux magiques ou si ling, signes par lesquels le Ciel se manifestait aux hommes. Il est aussi un des douze animaux cycliques du calendrier chinois. On retrouve des dragons dans la plupart des mythologies anciennes mais, alors que l’Occident chrétien a fait du dragon un animal maléfique, il est, en Chine, symbole d’énergie et signe de bon augure.
Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, et ils sont souvent à l'origine des Dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du Dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel » : leurs vêtements de parade, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de Dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un empereur envoie en présent à un chef rebelle qu'il n'avait pu vaincre par la force, une somptueuse robe brodée de dragons.
Ce dragon est la manifestation de la toute-puissance impériale : la « Face de Dragon » désigne l'empereur, la « Perle du Dragon » la sagesse du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong dit un jour, paraît-il : « on ne discute pas la perle du dragon ». Voulait-il faire entendre que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause ?
En 1894, ce n'est pas si lointain, le gouverneur de la Province de Moukden aurait interdit la construction d'un chemin de fer : on croyait en effet qu'un dragon vivait sous terre à cet endroit, et l'on craignait que les trains ne lui brisent la colonne vertébrale…
De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie en Chine : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.
Toujours en Chine, les dragons jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire même s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du Dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil...
Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation :
La première de ces manifestations est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
La deuxième est nommée "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.
On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs de certaines provinces chinoises, en souvenir du suicide en 290 avant J.-C., du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps.
Les dragons des montagnes…
Dans la culture de Hongshan les dragons étaient associés au monde souterrain, peut-être au monde des morts. On trouve aussi les dragons liés à des lieux géographiques, tertres, collines ou montagnes. Un certain type de tertres est désigné en chinois par le mot long, parfois confondu avec le caractère qui signifie « dragon ». Les collines de la Tête du Dragon, près de Luoyang, étaient considérées comme la trace d’un dragon noir venu de la Montagne du Sud boire dans la rivière Wei. L’empereur Gaozu des Han, qui régna de 206 à 195 av. J.-C., choisit d’y faire construire un palais. Le quartier de Kowloon à Hongkong doit son nom, qui signifie « neuf dragons », aux neuf collines qui bordent l’ancienne colonie britannique.
Les dragons des eaux…
Les dragons sont aussi liés à l’élément aquatique : mers, lacs et rivières, qu’ils habitent. Les dragons peuvent se muer en poissons, et inversement, une légende veut que les poissons qui franchissent la passe de Longmen – littéralement, la Passe du Dragon – sur le fleuve Jaune deviennent des dragons. L’expression deng Longmen, « franchir la Passe du Dragon », signifie encore aujourd’hui réussir sa carrière. L’historien Marcel Granet a bien montré l’association des dragons à l’eau et aux mythes de fertilité en Chine centrale. Selon lui, les cérémonies de printemps pour faire venir la pluie pouvaient prendre la forme d’un passage de rivière : la danse collective aurait imité les ondulations du corps du dragon. De très bonne heure, eurent aussi lieu des joutes de bateaux-dragons. La croyance veut que deux dragons qui se battent ou qui s’accouplent fassent tomber la pluie.
Les dragons des airs
Résident du monde souterrain ou des eaux, le dragon est aussi maître des airs. Les bannières peintes retrouvées dans les tombes de Mawangdui, près de Changsha, confirment le rôle du dragon comme monture pour l’âme du défunt lors de son voyage dans l’au-delà, reliant le Ciel. La légende veut qu’à la fin de sa vie, Huangdi, le mythique Empereur jaune, se soit élevé dans l’air sur un dragon et devenu immortel. « J’attelle le dragon qiu couleur de jade et monte le phénix, je commande au vent et m’élance dans le ciel », disait l’auteur du Li Sao, Quyuan, imaginant un voyage dans l’espace. Associé à la pluie, le dragon l’est alors aussi aux nuages, au tonnerre et au vent. De là, ainsi que des chants et de la musique qui accompagnaient les danses propitiatoires, vient sans doute son association à certains instruments : traditionnellement les cloches chinoises ont des anneaux de suspension en forme de dragons.
L’empereur et le dragon
Le dragon a sans doute été un animal totémique et la mythologie veut que des souverains mythiques soient descendants de dragons : ainsi l’Empereur jaune, Huangdi, ou son successeur Yao, de même que les souverains Shun ou encore Yu le Grand, fondateur de la dynastie des Xia. Au IIIe siècle avant notre ère, Liu Bang, fondateur de la dynastie des Han, se dit descendant d’un dragon et fait du dragon noir, le qing long, l’emblème de la dynastie. Dès lors s’instaure la coutume d’appeler l’empereur de Chine, « Dragon ».
C’est sa faculté de métamorphose qui a permis au dragon de rassembler en lui des mythes et des croyances divers, de régner dans toutes les dimensions de l’espace : en ce sens le dragon peut aujourd’hui aussi être le symbole de la Chine.
Nuit de chine, nuit d'OVNI
Voici deux nouvelles vidéos d'OVNI en chine la nuit...c'est beau un ONVI la nuit...
Vidéo prise lors de l'incendie d'un immeuble en chine. Un ovni passe devant l'immeuble en flamme.
Et voici la capture en vidéo d’un ovni par un chinois très fier de son exploit et qui nous fait découvrir ses images.
Bonne nuit!
La légende de Gun luttant contre les eaux
Une légende chinoise ancienne raconte comment un personnage du nom de Gun lutta contre les hautes eaux qui s'abattaient sur le pays.
Un jour les hautes eaux s'élevèrent jusqu'au ciel. En ce temps-là, le quatrième empereur Yao régnait et il dit ceci : "Oh ! quatre monts sacrés! immense est la crue des hautes eaux qui s'élèvent jusqu'au ciel! elle gonfle et enveloppe les montagnes, engloutit les collines. Le peuple des basses terres est dans le malheur. Qui pourrions-nous envoyer pour remédier à telle situation?" - Tous répondirent : "Gun en est capable!" - Yao dit : "Gun enfreint les ordres et parle mal de ses semblables. C'est impossibe!" Les chefs des quatre monts répliquèrent : "Revenez sur votre décision. Essayez-le toujours et s'il ne convient pas de l'utiliser, vous le renverrez. "
Aussi Yao se rangea-t-il à l'avis de ceux-ci, il utilisa donc les compétences de Gun. Pendant neuf ans, celui-ci œuvra au service de Yao, mais sans obtenir aucun résultat. Il déroba les terres vivantes de l'empereur afin d'endiguer les eaux. Il n'écoula pas les ordres de celui-ci et, de plus, la tâche surpassait de beaucoup ses faibles capacités. Ses échecs le menèrent à recevoir un châtiment. Shun, le cinquième empereur, vint et demanda à son prédécesseur Yao que Gun fût banni au mont Yu. L'empereur ordonna à Zhurong de le tuer dans les parages du mont.
Zburong était le directeur du feu et lorsqu'il mourut, il devint l'esprit du feu. Après sa mort, Gun donna naissance à Yu. Gun fut l'objet de culte de trois dynasties. Le père de Yu faillit être un héros. Ses échecs permirent à celui-ci, Yu le Grand, de briller d'un incomparable éclat. Il accepta de prendre la place de son père et servit le souverain qui l'avait fait mettre à mort. Son oeuvre la plus éminente consista à remettre de l'ordre dans les terres immergées sous les hautes eaux. Yao mourut.
L'empereur Shun demanda au quatre monts sacrés: "Y a-t-il quelqu'un qui soit capable d'accomplir en beauté les tâches fixées par Yao? Je l'installerais dans sa fonction". Tous répondirent: "Le comte Yu est ministre des travaux publics, il est apte à accomplir en beauté les œuvres de Yao. - "Fort bien!" dit Shun, et il donna cet ordre à Yu : "Vous régulariserez les eaux et la terre. A cela vous consacrerez tous vos efforts."
Yu était un être perspicace, serviable, capable et laborieux. Il ordonna à tous les seigneurs et aux cent familles de lever les hommes en masse afin de procéder à une division des terres. Il parcourut les montagnes et incisa les arbres, il détermina les monts vénérables et les rivières nobles. Il fut très affecté par l'échec de son défunt père Gun qui avait reçu un châtiment. Cette tâche accabla son corps et accapara toutes ses pensées, il resta dehors pendant trente ans et lorsqu'il passait devant chez lui, il n'osait point entrer. Vêtu et nourri médiocrement, il faisait preuve d'une piété sans faille envers les revenants et les esprits. Pour se déplacer sur terre, il prenait un char, pour voyager sur l'eau, il montait dans un bateau. De la main gauche, il tenait le niveau et le cordeau; de la main droite, le compas et l'équerre.
C'est ainsi qu'il divisa les neuf provinces, qu'il fit communiquer les neuf voies, qu'il endigua les neuf lacs et pris la mesure des neuf montagnes. Alors Yu combla les eaux débordées avec de la terre vivante. Il aplanit les monts Kunlun afin d'en abaisser les terres. Shun envoya Yu ouvrir un passage aux trois fleuves et aux cinq lacs. Il fit convenablement communiquer et s'écouler sans interruption les canaux pour qu'ils se jettent dans la mer Orientale. Les eaux débordées s'égouttèrent peu à peu et les neuf provinces s'asséchèrent. Les peuples innombrables jouirent tous de la paix retrouvée.



